Un bref aperçu sur le test ADN de paternité en France

Le test de paternité est une pratique qui, en France, ne peut être réalisée que dans le cadre d’une procédure judiciaire. Il sert dans ce cas soit à établir ou à contester un éventuel lien de filiation, soit à obtenir ou à supprimer des subsides. Réalisée à titre privé, une telle démarche serait alors illégale. Seul le juge du tribunal de grande instance, saisi par un avocat, peut l’ordonner. Le test va ensuite être effectué par des techniciens agrées tout particulièrement à cet effet. Il s’agit d’un test adn.

Pourquoi procède-t-on au test de paternité en France ?
Dans la majorité des cas, on ne se pose pas de question sur l’identité de la mère d’un enfant. En revanche, celle du père soulève parfois des interrogations. En effet, plusieurs personnes peuvent à la fois être prétendues pères d’un enfant. Le test permet dans ce cas de déterminer avec fiabilité que tel ou tel individu n’est pas le véritable géniteur. A l’inverse, il peut apporter une preuve formelle qu’il est le père alors qu’il le nie. La science peut désormais mettre la lumière sur ces questions de filiation, mais il peut aussi servir dans beaucoup d’autres applications. Pour réaliser un tel test en France, il faut compter environ 300 euros.

Les deux méthodes de test de paternité
Ce processus scientifique peut être accompli selon 2 méthodes. D’une part, il s’agit d’un examen comparé des sangs et d’autre part l’identification via des empreintes génétiques (ADN). Dans tous les cas, il faut toujours le consentement des personnes concernées pour que le résultat du test soit valide. Notons aussi que le refus injustifié de s’y soumettre peut être considéré comme un aveu de paternité. Quelle que soit la méthode qu’on choisit, les résultats sont très précis, c’est-à-dire avec une probabilité de 100 % pour un résultat montrant que le prétendu père n’est pas le véritable géniteur, et une fiabilité de plus de 99,9 % lorsqu’il s’avère être le père biologique. Le risque d’erreur dans les deux cas est de 1 sur 100 milliards.

Comment réaliser le test ?
Cette pratique est basée sur le postulat disant que la moitié du matériel génétique (un chromosome, un ADN ou ARN) d’un enfant doit toujours provenir de la mère, et l’autre moitié du père. En créant le profil génétique de l’enfant, on recherche donc dans un premier temps les informations génétiques chez lui et qui émanent de sa mère. Les caractéristiques restantes doivent ainsi être celles de son père biologique. On les compare ensuite à celles du père présumé. Si les deux ADN se concordent bien, les résultats sont alors positifs et l’on peut affirmer que c’est cet individu qui est le géniteur légal. L’échantillon peut être prélevé via un kit commandé dans un centre spécialisé accrédité. Cet outil est par la suite à renvoyer au laboratoire avec l’échantillon de sang, de salive, de sperme, etc.