L’évolution des tests ADN à travers les époques

Si les résultats des tests ADN sont aujourd’hui hautement fiables et obtenus sous quelques jours, ça n’a pas toujours été le cas autrefois. Historiquement parlant, la première utilisation des analyses génétiques remonte aux années 1920. D’ailleurs, l’identification humaine de l’époque n’était pas encore concluante. Différents outils biologiques étaient utilisés par la police scientifique pour faire une comparaison de marqueurs génétiques. Découvrez l’évolution du test ADN dans l’histoire.

Depuis quand les tests ADN existent-ils ?

Parmi les anciennes techniques utilisées pour établir des relations biologiques figurent les tests sérologiques, les tests HLA et le groupage sanguin. Avec chacune leurs spécificités, elles n’ont malheureusement pas encore permis de déterminer des liens de filiation, comme dans le cas d’un test de paternite. Ce n’est que dans les années 70 et 80 que la police scientifique a pu pour la première fois exploiter le potentiel des tests génétiques.

La première découverte du test ADN remonte plus précisément à l’année 1984. Elle a été faite par un chercheur britannique, Alec Jeffreys, qui étudiait l’ADN. Son équipe de chercheurs s’intéressait à l’époque à la façon dont certaines maladies génétiques se transmettaient de façon héréditaire. Ces scientifiques ont pu établir que certaines régions de l’ADN étaient propres à chaque individu.

De même, ils ont pu constater que le profil ADN d’une personne était en fait hérité des parents à 50% chacun. D’ailleurs, c’est le principe du test de paternité actuel. Une comparaison des marqueurs génétiques du père prétendu et de l’enfant est réalisée en vue d’établir le lien de parenté. Dès lors, les techniques ont rapidement évolué. Aujourd’hui, de plus en plus de laboratoires sont habilités à réaliser des analyses ADN, ce qui amène de nombreux particuliers à s’intéresser au prix du test génétique.

Les grandes évolutions du test ADN dans l’histoire

Jusqu’à notre époque, le test ADN a connu de grandes évolutions. Son histoire est marquée par de multiples changements.

1920 : l’année d’identification des groupes sanguins

Les humains peuvent avoir 4 types de groupes sanguins, à savoir le groupe A, le groupe B, le groupe AB et le groupe O. La détermination des groupes sanguins est nommé système ABO. Elle a permis d’effectuer différents procédés médicaux. Le groupe sanguin pouvait être utilisé pour déterminer s’il existe bel et bien un lien de filiation entre l’enfant et les parents. En revanche, cette technique ne permettait pas encore de déterminer les liens biologiques avec certitude, étant donné que les informations fournies par le groupe sanguin étaient limitées.

1930 : l’apparition des tests sérologiques

Les scientifiques ont fait une autre découverte au cours de cette décennie : d’autres protéines étaient présentes à la surface des cellules et pouvaient être utilisées pour l’identification humaine. Cependant, malgré un niveau de précision plus élevé, les tests sérologiques, tout comme le système ABO, ne permettaient pas encore de fournir des résultats fiables. Le pouvoir d’exclusion pour ces types de test est de 40%.

1970 : les tests HLA

L’antigène leucocytaire humain ou HLA fût découvert en 1970, en se concentrant sur le typage des tissus. Les globules blancs comportent une quantité importante de HLA. De plus, les HLA varient entre les personnes qui sont issues de différentes lignées. C’est pourquoi cet antigène fût utilisé pour résoudre des questions sur les relations biologiques. Le pouvoir d’exclusion de ce type de test est de 80% et augmente à 90% lorsqu’il est couplé au système ABO.

1980 : le test ADN RFLP

Dans les années 80, l’analyse du polymorphisme de longueur des fragments de restriction ou RFLP vit le jour. Il s’agit du premier test qui se basait sur l’ADN. En effet, à part les HLA et les protéines sanguines, l’ADN comporte aussi des polymorphes qui sont plus discriminantes. Dès lors, un grand nombre de tests ADN furent réalisés pour déterminer des relations biologiques.

Dans un test de paternité par exemple, les empreintes génétiques de l’enfant sont comparées avec ceux de la mère et du père biologique pour déterminer si un lien peut être établi. Mais en raison de l’importante quantité d’ADN nécessaire pour faire cette recherche ADN, cette technique n’est plus utilisée dorénavant.

1990 : les tests ADN par PCR

Le PCR ou réaction en chaîne de la polymérase fût introduit en 1990. Il a remplacé le RFLP. Pour faire un test ADN PCR, une infime quantité d’ADN est nécessaire, d’où la première utilisation des échantillons de salive. La prise de sang ne fût donc plus utile. Les résultats du test PCR pouvaient être obtenus en une seule journée.

2000 : les tests sur le SNP

Dans les années 2000, les scientifiques ont combiné des milliers de loci SNP pour faire un test. Il s’agit de changements de lettres observés, utilisés en tant que marqueurs génétiques. Ils sont surtout utilisés pour les tests permettant de déterminer les origines géographiques ou test d’ancêtre et pour les prédispositions aux maladies génétiques.

2010 : le séquençage d’ADN

C’est la technique la plus récente et encore utilisée actuellement pour étudier les caractéristiques génétiques. Un échantillon d’ADN comporte une suite linéaire de lettres contenues dans un échantillon de salive. La technique consiste donc à comparer cette série de lettres qui doivent être la même par endroits dans les séquences d’ADN des individus testés.

Comment sont réalisés les tests ADN en France ?

Les recherches génétiques sont très encadrées par la loi. Les tests de paternité ne peuvent par exemple être réalisés en-dehors d’une procédure judiciaire. Seul un laboratoire de génétique agréé peut faire des recherches approfondies sur les gènes et les origines ethniques. Pour prélever les échantillons d’ADN, il faut donc se rendre en laboratoire. En effet, si vous avez besoin d’une preuve génétique pour entamer des actions en justice, il faudra solliciter un avocat.

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